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Leader un jour, leader toujours!?
Article : Assises de la jeunesse Ivoirienne, 3ième édition
Contributions
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29 octobre 2013

Assises de la jeunesse Ivoirienne, 3ième édition

Après l’édition de 2011, puis celle de 2012, les Assises de la jeunesse Ivoirienne sont cette année à leur troisième édition. Et visiblement au fil des ans, cette expérience gagne en maturité, si bien que cette édition 2013 offre de nombreuses innovations.

Programmée les 28 Octobre au 1er Novembre 2013, cette troisième édition est placée sous le parrainage du Gouverneur du district d’Abidjan et la présidence du Ministre de la promotion de la jeunesse et des loisirs. « Une jeunesse-des emplois-un avenir de paix », tel est l’intitulé du thème des présentes Assises. Et selon le terme de référence élaboré par le comité d’organisation, cette troisième édition a pour objectif de permettre aux jeunes d’apporter leurs contributions et de saisir les opportunités sur les questions d’emploi et de paix. De manière spécifique, ces assises permettront aux jeunes de :

  • Exprimer leur vision et leurs besoins en matière d’emploi et de restauration du capital social/cohésion sociale ;
  • Se voir expliquer les actions majeures entamées par l’Etat en leur faveur et les amener à se les approprier ;
  • Partager les expériences pour une meilleure compréhension des politiques/reformes et des Instruments de création d’emploi, de lutte contre le chômage et d’insertion (DDR, PEJEDEC, AGEPE, AGEFOP,…) ;
  • Permettre aux entreprises de communiquer sur leurs stratégies emploi-jeunes ;
  • Rechercher des financements pour leurs projets auprès des structures de financement ;
  • Permettre aux talents jeunes de s’exprimer ;
  • Confirmer qu’ils peuvent être des acteurs contributifs au relèvement économique et social de la Côte d’Ivoire ;
  • Rechercher des financements pour leurs projets auprès des structures de financement ;
  • Renforcer la culture de la paix et créer un cadre de travail et de coopération entre les jeunes des différents pays ;
  • Analyser les crises des valeurs ;
  • Elaborer une charte des valeurs ;
  • Analyser leur engagement au sein de la société et leur participation au processus de prise de décisions ;
  • Célébrer les modèles pour la jeunesse dans différents secteurs d’activité.

Le programme de ces Assises s’articule autour de 4 activités principales :

  •  Les journées de réflexion (les 28, 29 et 30 Octobre, Université FHB)
  • Le Carrefour de l’emploi (les 28, 29 et 30 Octobre, Palais de la culture, Université FHB)
  •  Le concert gratuit (31 Octobre 2013, Palais de la culture d’Abidjan)
  • La journée de prière (01 Novembre 2013, Eglise notre dame de la tendresse, Mosquée de la riviera golf)

Lors de la cérémonie d’ouverture qui a vu la mobilisation de milliers de jeunes au palais de la culture de Treichville, le Ministre Alain Michel Lobognon a livré un discours rythmé de conseils à l’endroit de la jeunesse.

Alain Lobognon2

« Mesdames et Messieurs,
Chers amis jeunes,

La troisième édition des Assises de la Jeunesse se tient sous le thème « Une jeunesse-des emplois-un avenir de paix ».

Plus qu’un thème, c’est tout un programme sur lequel il y a lieu de mener des réflexions profondes afin d’en tirer des enseignements et des stratégies constructifs pour la promotion de la jeunesse ivoirienne.

Ce thème d’actualité dégage trois pistes de réflexion, à savoir :
– Une jeunesse. C’est un appel aux jeunes, à l’union et à l’unité pour prendre une part active au développement de la Côte d’Ivoire ;
– Des emplois. C’est l’aspiration profonde des jeunes pour leur insertion socio- économique ;
– Un avenir de paix. C’est une invite à une réconciliation et une cohésion sociale réussies et durables.

…..

Chers Amis Jeunes,

Au terme de ses Assises, vous devriez prendre votre place dans le développement. Le faisant, vous prenez l’engagement ferme d’accompagner le Chef de l’Etat dans l’émergence de la Côte d’Ivoire en 2020. Il compte sur vous et il ne ménagera aucun effort pour apporter des solutions idoines et durables à vos préoccupations.
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de m’arrêter là en déclarant ouvertes les 3èmes Assises de la Jeunesse. »

 

Ces Assises de la jeunesse sont une initiative de M. TOURE Mamadou, conseiller auprès du Président de la République, chargé de la jeunesse et des sports. Maintenant que ces Assises entre aujourd’hui dans le vif du sujet, nous espérons que des problèmes d’organisation ne viendront pas ternir l’image de celles-ci. Au demeurant nous irons jouer notre contribution dans la réussite de celles-ci, en ce  qui me concerne je participerai cet après-midi à l’atelier 16 ayant pour thème : « Gouvernance et participation des jeunes au processus de prise de décisions ».

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Article : A la rencontre des jeunes Atchan de l’ONG « RAJAG Paix et Développement »
Mes expériences
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28 octobre 2013

A la rencontre des jeunes Atchan de l’ONG « RAJAG Paix et Développement »

Communément appelé « Ebrié », la communauté Atchan est un peuple lagunaire de la Côte d’Ivoire. Ils sont en occurrence les propriétaires terriens d’Abidjan et ses environs. C’est pourquoi pour parler parfois d’Abidjan, vous entendrez l’expression « sur les bords de la lagune Ebrié ». Ce dimanche 27 Octobre 2013, dans le cadre d’une tournée d’information et  de mobilisation de la confédération « Jeunesses Sans Frontières » (J.S.F.), nous sommes allés à la rencontre des jeunes Atchan réunis au sein de « RAJAG Paix et Développement » (Rassemblement des Jeunes Atchan Gotho, Paix et Développement). C’est le village de Blockhauss qui abrita cette rencontre. Blockhauss est l’un des villages Ebrié situé dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan. Précisément dans la commune résidentielle de Cocody.

En ma qualité de Président en exercice de Jeunesses Sans Frontières, je conduisais la délégation. Nous arrivâmes à Blockhauss à 16 h 00, heure convenue pour entamer la rencontre. Mais sans surprise, sur le lieu de la réunion les chaises disposées pour la circonstance étaient encore quasiment vides. C’est ce que nous appelons ici « l’heure Africaine », pour mettre en évidence le fait que la ponctualité ne fait pas partie de nos habitudes. Pour une activité programmée pour 10 h 00, en appliquant l’heure Africaine au programme, elle commencera au mieux à 11 h 00, sinon 12 h 00. Dans ce contexte, j’estime qu’il faut commencer par donner l’exemple, en étant ponctuel à chaque rendez-vous. Quand l’on prône un leadership nouveau, le minimum est d’incarner le changement et le sérieux. Après une attente de trente minutes, la réunion pouvait enfin commencer. Les principaux responsables du RAJAG étaient présents, mais en plus d’eux la chefferie de Blockhauss a dépêché deux (02) émissaires pour assister à la rencontre. Cette démarche de la chefferie m’a marqué, car j’ai parcouru beaucoup  de village à travers la Côte d’Ivoire, où j’ai vu la chefferie se désengager de tout ce qui concerne la jeunesse.

Après les formalités d’usage, nous entrâmes dans le vif du sujet. J’expliquai en ces termes les bien-fondés de Jeunesses Sans Frontières : « Aujourd’hui la Côte d’Ivoire est entrée sans une ère nouvelle, avec la promesse de l’émergence à l’horizon 2020. Vis-à-vis de cette ambition que nous saluons, je ne cesse de répéter que sans une jeunesse nouvelle, le projet d’une Côte d‘Ivoire émergente demeure utopique. Il urge que nous sonnons l’avènement d’une jeunesse nouvelle ; une jeunesse unie par-dessus ses différences légitimes ; des jeunes fondamentalement responsables ; une jeunesse entreprenante et travailleuse. C’est le message de cette jeunesse nouvelle que nous sommes venus vous partager. Afin que, nous l’espérons bien, vous puissiez vous joindre à notre vision, et promouvoir cette dynamique… »

Prenant la parole, le Président du RAJAG, M. N’CHOKO Stanislas s’est réjoui de la démarche de Jeunesses Sans Frontières et a souligné la concordance de vision de nos deux (02) structures. Il laissera ensuite la parole aux membres de sa structure pour poser leurs éventuelles questions. Au chapitre des questions, l’essentiel se résumait aux modalités de l’affiliation du RAJAG à JSF, ainsi qu’à la marge de manœuvre de JSF quant à la réalisation de ses objectifs. Donnant suite à ces préoccupations, nous rassurâmes nos interlocuteurs quant aux modalités d’affiliation. En ce sens que l’affiliation a pour but de fédérer nos énergies au sein d’une plateforme pour plus d’efficacité, cependant chacune des structures membres garde sa pleine autonomie.  Pour la préoccupation relative à la marge de manœuvre exacte de J.S.F.  pour l’atteinte de ses objectifs, via l’amélioration de la condition des jeunes, je répondis en ces termes : « Nous ne viendrons pas vous tenir un discours démagogique, au gré de promesses irréalistes. Ce n’est pas notre rôle en tant qu’une organisation de la société civile de financer des projets, de résoudre le problème de l’emploi, et de toute façon nous n’en n’avons pas les moyens. Notre rôle, et nous demeurons dans celui-ci, consiste à créer les conditions pour l’épanouissement des jeunes. Il s’agit d’agir pour une société en phase avec les valeurs de paix, de démocratie, de justice sociale. C’est ainsi que nous jetterons les fondements d’une Côte d’Ivoire stable et prospère, où chaque citoyen retrouvera sa dignité. Cela dit, notre structure cherche des opportunités de financement de projets et d’intégration socioprofessionnelle pour ses membres, tant auprès des partenaires nationaux et internationaux. Tout dépend en réalité de la pertinence des projets des uns et des autres et du profil de chacun.

Cependant, somme toute, ne nous voulons pas la face, la capacité de mobilisation des ressources matérielles et financières d’une organisation est intimement à la crédibilité que celle-ci inspire. Alors avant de se poser la question de nos moyens d’actions, je préfère que nous nous posions la question à savoir si nous sommes assez crédibles pour mériter des ressources. Nous travaillons sans cesse pour faire de JSF une organisation crédible sur tous les plans, visitez notre site Internet www.jsfmonde.org pour plus d’informations à cet effet. Et j’espère vivement que le RAJAG viendra renforcer la crédibilité de J.S.F. Nous sommes certes jeunes, mais nous ne sommes plus des gamins, apprenons à bâtir durablement. Demain commence aujourd’hui.»

Suite à cette phase de questions-réponses, satisfaits, le RAJAG par la voie de son Président s’engagea à rejoindre J.S.F.  , afin d’œuvrer pour une jeunesse forte au service de la Côte d’Ivoire nouvelle.

Pour clore les échanges, les émissaires de la chefferie ont souhaité que J.S.F associe toute la jeunesse des 60 villages Atchan  à ses activités et que les responsables de cette structure fassent preuve de beaucoup de détermination pour réussir leur noble mission. A la suite de ces sages, la chefferie de Blochauss nous a offert le cocktail à la fin de la rencontre, j’ai été agréablement surpris par ce geste.

J’ai parfois entendu que les Ebrié, particulièrement ceux de Blockhauss étaient le peuple le plus paresseux de l’Afrique de l’ouest. Ce n’est pas l’impression que j’ai eu après cette rencontre. Les membres de la délégation m’ont traduit leur étonnement quant à l’état d’esprit et la motivation de nos interlocuteurs. Espérons que cette impression se confirmera au fil du temps, il y a un début à toute chose. C’est ainsi que nous espérons relever le défi du leadership nouveau pour une Côte d’Ivoire émergente.

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28. oct.
2013
Citations leadership
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Citation N° 1 : Neculai I. Fantanaru

Le leadership est comme la peinture. Le secret d’un leadership très réussie est une combinaison de l’imagination et de la technique. En vain vous avez beaucoup d’imagination, si vous n’avez pas la bonne technique. En vain vous possédez une technique parfaite, si vous manquez d’imagination.

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Article : Quel leadership pour la CEDEAO?
Editorial
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26 octobre 2013

Quel leadership pour la CEDEAO?

La CEDEAO, entendez Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Cette organisation intergouvernementale créée le 28 mai 1975, regroupe les Etats de l’Afrique de l’Ouest, 15 pays à ce jour. Au départ le rôle de la CEDEAO était purement économique, mais progressivement elle s’est intéressée au maintien de la paix. Où en est aujourd’hui l’action de la CEDEAO ? Quel leadership sous-régional en l’Afrique de l’ouest ? très loin de prétendre à un quelconque bilan de la CEDEAO, cet édito n’est qu’un coup d’œil d’un observateur, dans l’espoir de suscité plus d’intérêts chez d’autres observateurs vis-à-vis de l’action de cette organisation.

A l’instar des organisations sœurs, la CEDEAO ne chôme pas, tant les actualités brûlantes en appellent à l’action. D’ailleurs le dernier sommet de la CEDEAO s’est tenu hier, 25/ 10 / 2013. Un sommet extraordinaire dans la capitale Sénégalaise, Dakar. Ce sommet portait sur les accords de partenariat économique (APE) que négocie la CEDEAO avec l’Union européenne (UE) depuis plusieurs années, le Tarif Extérieur Commun (TEC) et d’autres questions économiques. Aux nombres desquelles le calendrier pour la création d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest en 2020. Toute chose qui confirme les avancées de cette organisation sur les dossiers économiques. En effet parmi les organisations sous-régionales du continent, la CEDEAO mérite d’être citée en exemple quant à ses résultats en matière d’intégration économique.

Cependant concernant les questions d’ordre politique, les questions de paix et de sécurité,  j’estime que le leadership de la CEDEAO est victime de grosses ambiguïtés. Les leaders de la sous-région font preuve d’un manque de vision, et usent d’improvisation face à des sujets capitaux. Bientôt les trente (30) ans de la CEDEAO, et l’organisation n’est pas encore  doté d’un dispositif viable de prévention des conflits et de maintien de la paix. Lorsqu’une crise éclate, il faut attendre des dizaines de sommets, parfois aux résolutions contradictoires, avant de voir les premières solutions émerger. Les dernières crises du Mali et de la Guinée-Bissau sont venues, si besoin l’était, mettre en évidence les insuffisances de la CEDEAO. Tandis que l’on peut lui reconnaitre quelques réussites dans le dossier Malien, son isolation concernant les solutions de sortie de crise en Guinée-Bissau devrait être en mon sens le catalyseur d’une prise de conscience. Dans une région où les institutions démocratiques sont aussi fragiles comme l’Afrique de l’ouest, le rôle d’une organisation comme la CEDEAO est primordiale. C’est pourquoi je suis de ceux qui pensent qu’il faut exiger beaucoup de la CEDEAO, afin que cette institution joue pleinement son rôle dans le développement économique, social et démocratique de l’Afrique. Et pour que le leadership de la CEDEAO cet rayonnement ambitieux, il faudra qu’il émerge une société civile assez exigeant envers les dirigeants. Autrement, tant que les populations de l’espace CEDEAO seront indifférentes quant à la marche de cette organisation, celle-ci risque de se contenter d’un service minimum.

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Article : Nième crise de leadership en Côte d’Ivoire : « Dans la maison du Père !»
Contributions
2
24 octobre 2013

Nième crise de leadership en Côte d’Ivoire : « Dans la maison du Père !»

En Côte d’Ivoire les crises de leadership se suivent et se ressemblent, hélas ! Depuis la crise postélectorale de 2010, entre MM Laurent GBAGBO et Alassane OUATTARA, le phénomène de bicéphalisme à la tête des organisations a connu une croissance préoccupante. En ce moment même l’Africa Sports continue de se chercher un président, car KONE Cheick Oumar et Vagba Alexis s’empoignent pour le même fauteuil. Il y a trois (3) mois c’était  l’Union des Ressortissants Membres de la CEDEAO résidant en Côte d’Ivoire (UREM-CEDEAO-CI) qui se retrouvait avec 3 présidents, des chefs de communautés SVP ! Aux dernières nouvelles je ne sais pas où en sont Nanan Appiah, Yacoubi Laurent et Al Hassann Demba dans leur honteuse guéguerre. Je ne vous parlerai même pas de la dissidence en cours, au sein du parti Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) de M. Anaky KOBENA. La crise qui retient l’attention de cet article est bien particulière. Il ne faut pas trop en parler, dans la maison du Père il ne faut pas être trop bavard. Néanmoins vu les similitudes qui existent entre celle-ci et toutes les crises précédentes, j’ai décidé de lever un point de voile sur cette crise « Dans la maison du Père !».

Il s’agit d’une communauté religieuse, qui organisait le week-end dernier (20/10/2013) une élection pour renouveler une partie de ses instances jeunes. Presqu’une semaine après, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’une crise ouverte couve dans cette communauté. Et l’on s’attèle à colmater les brèches, comme d’habitude. « Il faut que nous préservions l’institution… », s’exclamait ainsi hier l’un des leaders nationaux de cette communauté face aux jeunes qui l’on appelle désormais  « la dissidence ». Mais comment en sont-ils arrivés à ce stade ?

D’abord le comité chargé de l’organisation des élections rejette les candidatures de deux membres d’une liste. Par solidarité et par stratégie, les responsables de cette liste se retirent du scrutin, et décident que leurs sections s’abstiennent de voter. Selon leur interprétation des textes, cette décision devait entrainer le blocage du processus électoral. Car en principe, l’élection n’est valide qu’après qu’une liste ait obtenu la majorité absolue des sections présentes. Ce qui ne serait pas possible avec l’abstention de la moitié des sections présentes. Contrairement à cette lecture « des dissidents », l’élection eut lieu, et fut validée avec la majorité absolue des sections ayant effectivement pris part au scrutin. Résultat ; convaincu de leur majorité, « les dissidents » décident de déstabiliser le fonctionnement des instances. Une Nième crise de leadership est née. Toute chose qui inquiète les responsables de la communauté, car cette situation inédite pourrait entrainer des graves conséquences. « C’est incroyable, c’est une première. Nous nous retrouvons comme dans une situation politique… », s’exclamait encore ainsi un leader national de ladite communauté. En effet les mêmes causes, produisent très souvent les mêmes conséquences.

De l’exclusion de certains candidats pour des raisons contestables, jusqu’au déroulement du scrutin dans des conditions ambiguës, l’on se retrouve face à un problème : l’interprétation des textes. Les crises successives qui ont ébranlées, et continuent de tenir en haleine nombre d’organisations, se ramène tous à ce même problème. Chacun interprète les textes en sa faveur, tous prétendent détenir la vérité, pendant ce temps l’organisation s’engouffre. Et cette situation calamiteuse est loin d’être l’apanage des Ivoiriens. En mon sens, il urge que l’on conçoive la modernisation de nos associations et organisations par  l’élaboration de textes fiables et viables. Si tant que nous avons besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts, comme nous l’enseigna Barack OBAMA, il nous faudra apprendre à bâtir la force de nos organisations sur des textes forts que chacun adopte, et qui par conséquent s’imposent à tous.

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Article : Hymne du Wassoulou ; une leçon de leadership
Contributions
2
23 octobre 2013

Hymne du Wassoulou ; une leçon de leadership

« Hymne du Wassoulou », depuis que je l’ai découvert, je ne me lasse pas de le relire, le méditer. Ci-dessous un extrait :

“Si tu ne peux organiser, diriger et défendre le pays de tes pères, fais appel aux hommes les plus valeureux;

Si tu ne peux dire la vérité, en tout lieu et en tout temps, fais appel aux hommes les plus  courageux;

Si tu ne peux être impartial, cède le trône aux hommes justes;

Si tu ne peux protéger le fer pour braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur;

Si tu ne peux exprimer courageusement tes pensées, donne la parole aux griots.

Oh Fama! Le peuple te fait confiance, il te fait confiance parce que tu incarnes ses vertus.”

Ces belles paroles ont été composées par les griots de l’empire Wassoulou (ou empire Mandingue), à la gloire du Fama d’alors : Almamy Samory TOURE.

C’est du verbe débordant de sens, un regard sur le passé qui nous indique la voix, ainsi que la voie de la sagesse.  Il s’agit aussi et surtout d’un enseignement pour les leaders de tout âge. Par conséquent, il convient en mon sens que tous les dirigeants s’en inspirent, en toute sincérité. « Si tu ne peux, », tire toutes les conséquences. L’autre dira : « Dégage ! ».

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Article : Comment pourrais-je définir le leadership ?
Mes expériences
2
22 octobre 2013

Comment pourrais-je définir le leadership ?

Leadership, comment pourrai-je le définir ? Pour dire vrai je continue à y réfléchir, tant j’estime que ce champ est vaste. Cependant à la lumière de mon cheminement personnel, je retiens ce qui me semble essentiel : le leadership est cette source d’énergie qui nous permet d’outrepasser nos limites.

Nous avons tous des limites, bien entendus à des degrés variables. Pour certaines personnes ces limites sont des handicaps, ce fut mon cas. Il m’a fallu surmonter ces handicaps, et aujourd’hui je me demande parfois d’où j’ai pu tirer toutes les énergies nécessaires à cet exercice ? En réalité je ne suis pas le seul à poser cette question, nombres de mes connaissances de longues dates ne cessent de s’étonner lors de nos retrouvailles.  Ils ne comprennent pas comment le gamin qu’ils ont connu a pu se métamorphoser en si peu de temps ; la grâce d’une source d’énergie extraordinaire.

Au-delà de ces considérations personnelles, le leadership dans son quotidien exige beaucoup d’énergies. Il faut beaucoup d’énergies pour se créer un chemin là où il n’y a aucun. Lorsque toutes les portes se ferment  devant toi, il faut de l’énergie pour ne pas abandonner. Souvent l’on se retrouve dans une vraie impasse, sens dessus dessous, pourtant il faut continuer à incarner et trouver la solution. Que d’énergies physiques, que d’énergies intellectuelles, pour garder le cap contre vents et marrées.

Je finirai sur ces propos de Yvan Castanou (Cf Maintenant ça suffit, il faut que ça change), qui en mon sens mettent en excède cette source extraordinaire qu’est le leadership : « Souvenez-vous que 75% des leaders de renommée mondiale ont connu un sérieux handicap physique, émotionnel ou mental dans leur vie.

Pourquoi ne pas rejoindre les rangs de ceux qui ont été rejetés dans leur vie, qui ont fait le choix de ne pas se laisser intimider par le rejet, et ont marqué leur époque en libérant leur potentiel et en inscrivant leurs noms dans l’histoire.

Parmi ces grands, vous trouverez Jésus-Christ (rejeté par les siens), Jacob, Joseph (rejeté par ses frères), Moïse (qui était bègue), Jabez (maudit dès sa naissance), l’apôtre Paul, et plus récemment Thomas Edison, qui a été traité de cancre par ses professeurs, et a été exclu du système scolaire. Malgré cette mise à l’écart, sa mère crut en lui, et continua de l’encourager à la maison. Aujourd’hui, à côté de l’ampoule électrique, Thomas Edison revendique plus d’un millier d’inventions à son actif. Je finirai par Michael Jordan,le plus grand basketteur de tous les temps, qui, dans son enfance, faillit abandonner le Basket-ball, parce qu’il eut un coach qui lui dit qu’il ne pourrait jamais réussir dans ce sport. »

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Article : Le prix Mo Ibrahim pour la gouvernance en Afrique dans l’impasse?
Contributions
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21 octobre 2013

Le prix Mo Ibrahim pour la gouvernance en Afrique dans l’impasse?

Il n’y a de nouveau aucun gagnant cette année pour le prix Mo Ibrahim du leadership d’excellence en Afrique.

Le prix, d’une valeur de 5 millions de dollars, est supposé récompenser chaque année un chef d’Etat africain ayant exceptionnellement amélioré la sécurité, la santé, l’éducation, le développement économique, les droits politiques dans son pays, et transmis démocratiquement son pouvoir à un successeur. Et pour la quatrième fois consécutive ce prix n’a pas trouvé de vainqueur.

Il n’y a de nouveau aucun gagnant cette année pour le prix Mo Ibrahim du leadership d’excellence en Afrique.

Le prix, d’une valeur de 5 millions de dollars, est supposé récompenser chaque année un chef d’Etat africain ayant exceptionnellement amélioré la sécurité, la santé, l’éducation, le développement économique, les droits politiques dans son pays, et transmis démocratiquement son pouvoir à un successeur. Et pour la quatrième fois consécutive ce prix n’a pas trouvé de vainqueur. Que devons-nous penser de cette situation ?

De prime abord, il convient de souligner que la démarche de Mo Ibrahim est parfaitement originale. Il vise à jouer un rôle considérable dans la modernisation politique de l’Afrique, au moyen de la bonne gouvernance. Personne, au sein du monde des affaires africaines, n’avait vu avant lui les choses sous cet angle. Cependant le fait que ce prix peine à se trouver un lauréat n’est-il pas finalement problématique ? Un verdict triste et consternant! Mo Ibrahim ne doit-il pas songer à «repenser», voire «réorienter» les critères régissant son prix?

Pour ma part j’estime que Mo Ibrahim devra envisager la modernisation politique du continent dans une perspective plus large. Notamment dans la « fabrication » de nouveaux leaders sur le continent. Contribuer à l’éclosion d’un leadership nouveau, par l’émergence des hommes et des femmes imprégnés des valeurs de démocratie et de bonne gouvernance. Une telle réorientation du prix sera manifestement féconde et aura des conséquences pratiques sur l’avancée démocratique des sociétés africaines. Sur le sol africain, de nouvelles forces, issues des «sociétés civiles» sont apparues, avec lesquelles Mo Ibrahim devra désormais compter.

Autrement nous pourrons objectivement reprocher à Mo Ibrahim de manquer lui-même de leadership et de vision.

 

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Article : Regards sur la société civile en Afrique : Généralités
Editorial
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19 octobre 2013

Regards sur la société civile en Afrique : Généralités

Le concept de société civile tout comme celui du leadership relèvent de la culture anglo-saxonne. Ces deux notions, actuellement à la mode, sont passées dans la tradition francophone seulement ces dernières années, à la suite de l’émergence de la démocratie après la fin des empires coloniaux et de l’affrontement Est-Ouest. La question du leadership a commencé véritablement à se poser en Afrique dans les années 1990, début de la démocratisation de l’Etat et de la société.

En science politique, la société civile se définit comme l’ensemble des rapports interindividuels, des structures familiales, sociales, économiques, culturelles, religieuses qui se déploient dans une société donnée, en dehors du cadre et de l’intervention de l’Etat. La société civile, c’est ce qui reste d’une société quand l’Etat se désengage complètement ou n’est pas du tout engagé. Autrement dit, la société civile est l’ensemble des citoyens d’un Etat qui, pétris de patriotisme, conscients de leur identité propre, s’unissent, s’organisent sur la base de lois définies, et s’emploient à édifier une nation développée, libre et prospère où chacun s’épanouit et se réalise sans barbarie militaire, sans chauvinisme partisan ni dogmatisme religieux. Dans la plupart des pays d’Afrique, les acteurs de la société civile sont apparus pour répondre aux incohérences des appareils étatiques sur le plan national et pour pallier aux politiques économiques internationales qui ont des impacts négatifs sur les couches minoritaires. Au nombre de ces impacts, nous pouvons citer entre autre une mauvaise gouvernance et une classe politique en déphasage avec les aspirations sociales. Ainsi dans plusieurs pays africains, il y a eu une forte croissance d’organisation de la société civile ces dernières années. Mais où en sont aujourd’hui les sociétés civiles sur le continent ? De toute évidence l’Afrique a des sociétés civiles,  il s’agit de savoir comment ces sociétés évoluent sur le terrain. Il y a toujours une énergie sociale et civique et par conséquent il y a toujours de l’espoir et un potentiel, même lorsque les circonstances semblent peu prometteuses. Dès lors se pose la question de savoir ce que nous pouvons faire afin de protéger et de promouvoir la société civile en Afrique et ce que nous pouvons apprendre des efforts déployés ailleurs. La première question concerne les différences sociales. Est-ce que la société civile peut forger de nouvelles connexions par-dessus les anciennes frontières afin de cimenter une circonscription large en faveur des réformes et des responsabilités. La deuxième concerne les relations à l’Etat où il s’agit de trouver l’équilibre juste entre soutien et indépendance.

Considérant d’abord la question des différences sociales, il est important de reconnaître que l’ethnie et autres identités ne peuvent ni ne doivent être éradiquées parce qu’elles font partie de nous-mêmes. Par conséquent, elles doivent être gérées. Ce qui est impossible aussi longtemps que l’asymétrie économique et politique est aussi importante et que leur représentation est aussi inégale. Si la société civile reproduit cette asymétrie, elle devient partie du problème et non de la solution. C’est seulement lorsque les gens se sentent en sécurité qu’ils iront à la rencontre et établiront des liens avec l’autre et forgeront de nouvelles alliances avec ceux qu’ils ont traditionnellement considérés comme des rivaux ou des ennemis. Dans ce sens, l’inégalité et l’insécurité sont du poison pour la société civile. Il s’en suit que le soutien pour une économie équitable et inclusive, des soins de santé et la scolarisation pour tous, une représentation juste dans les fora politiques et gouvernementaux – ce qui n’est pas généralement considéré comme étant des terrains d’intervention lors de la construction de la société civile – sont les éléments les plus importants. Garder un lien explicite entre l’équité sociale et économique et l’approfondissement de la démocratie est la clé pour éviter les listes anémiques habituelles par lesquelles on sollicite les interventions de renforcement des capacités des ONG.

Deuxièmement, la société civile requiert des liens et des ponts solides, des associations qui se construisent sur des identités premières et d’autres qui les traversent. Cependant, un lignage excessif risque de permettre aux conflits potentiels de s’enraciner dans les structures de la vie civique, tout comme trop de ponts risque de laisser pour compte les plus faibles et les plus vulnérables aussi longtemps qu’ils ne sont pas prêts à être des partenaires égaux. Par ailleurs si nous nous tournons vers les relations avec l’Etat, nous savons que le renforcement des liens avec la vie politique est essentiel pour une gouvernance démocratique qui produit la paix et la justice sociale. L’expérience montre que ce sont les groupes de la société civile, avec des réseaux et des connexions forts, avec des acteurs politiques institutionnels comme les partis ou les parlements, qui sont les plus à même d’aménager des espaces et des institutions pour la participation des citoyens. Ceci étant dit, nous savons aussi que c’est un travail difficile et hasardeux, comportant la menace de la co-optation et de la manipulation. La société civile doit marcher sur le fil du rasoir de «l’amitié critique», démontrant tantôt loyauté tantôt indépendance, selon les circonstances, de façon à soutenir des représentants du gouvernement qui se font les champions de réformes de l’intérieur ou, à leur demander des comptes si les résultats ne sont pas à la hauteur de son attente. Créer la demande et fournir une gouvernance effective et démocratique sont d’une importance égale. Ils ne sont pas le substitut l’un de l’autre. Nous devons trouver et soutenir le cercle vertueux qui connecte les efforts de renforcement de la capacité des gouvernements à protéger leurs citoyens, avec les efforts de la société civile à mettre la pression sur les gouvernements afin qu’ils satisfassent à leur obligations sociales. Une quelconque forme de convention entre l’Etat et la société civile est sans doute la meilleure façon de progresser (selon le schéma même imparfait de l’Afrique du Sud) à la différence des législations répressives prônées par certains gouvernements.

La société civile, au mieux de sa forme, contient en elle l’appel et la vision d’un monde transformé et infusé d’amour et de justice. La société civile n’est pas simplement un assemblage d’institutions ou de pratiques comme la philanthropie, mais représente une façon différente de vivre et d’être au monde, un chemin crucial pour notre survie future et la prospérité de l’humanité dans son entier. Défendre et promouvoir la société civile est par conséquent le travail de nous tous pour de nombreuses années à venir.

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L'auteur: tawakkal
De nationalité ivoirienne, je réponds au nom de Tawakkal DIAKITE. Je suis passionné de l'art du leadership. Plus d'infos dans la rubrique "A propos de moi" dans mon blog.

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