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Leader un jour, leader toujours!?
Article : L’Africain est-il suffisamment entré dans l’histoire ?
Contributions
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7 août 2014

L’Africain est-il suffisamment entré dans l’histoire ?

Il y a 54 ans, l’Afrique qui compte aujourd’hui 54 nations entrait dans une phase nouvelle de son histoire : Bonjour les indépendances !L’heure du grand espoir, les pères fondateurs annoncèrent alors les couleurs :« Nous traiterons désormais d’égale à égale avec les nations du monde. », « Nos nations connaitront désormais le développement vrai, ses fils et filles seront les premiers bénéficiaires de ses richesses. », « Au nom du droit inaliénable qu’à tout peuple de disposer de lui-même, … nous prenons aujourd’hui notre destin en mains, » etc…

Aujourd’hui, à l’heure où mon pays, la Côte d’Ivoire, célèbre un nouvel anniversaire de son accession à la souveraineté, et que beaucoup d’autres nations sœurs du continent lui emboiteront le pas dans les jours à venir, j’ai décidé de m’interroger sur la problématique de la place de notre Afrique dans l’histoire.

Plus d’un demi-siècle après la naissance de nos États, l’on peut compter sur le bout des doigts les îles  faisant exception aux calamités de cet océan de misères. Du nord au sud, de l’ouest au l’est, les pays sont successivement ou simultanément secoués par des crises multiformes, qu’avons-nous  retenu alors de l’histoire de ce monde ?

D’aucuns répondront que même les grandes puissances d’aujourd’hui sont passées par là, comme pour dire que l’Afrique doit se borner à répéter les erreurs du passé quelle aurait bien pu éviter à s’abreuvant lucidement des enseignements de  l’histoire. En tout état de cause, c’est idiot de vouloir récréer la roue quand nous savons pertinemment qu’elle existe déjà. Sinon au lieu d’avancer l’on ne fera que piétiner, comme cette Afrique qui piétine et se piétine depuis bientôt 60 ans.

Pour avancer dans la bonne direction et vivre sainement, le troupeau a besoin d’un berger qui veille sur ses pas, l’oriente vers les herbes vertes et les sources d’eau. L’Afrique n’a pas de berger, sinon de piètres qualités. Pendant que le Nigeria et l’Afrique du Sud se livrent la guerre, au lieu de conjuguer leurs forces pour une Union Africaine forte, qu’espérions-nous ? Ces dirigeants sont-ils suffisamment entrés dans l’histoire pour cerner les enjeux d’une organisation panafricaine viable au dépend de leurs égoïstes  préférences nationales ? Ils ne me répondent pas, j’irai donc poser la question au guide Mouhammar Kadaffi, l’apôtre des États-Unis d’Afrique, lui saura me donner réponse. Ils éclatent en rire et  me répondent tous à l’unisson : « Tu dis aller voir ce dictateur de  la pire espèce, sois informé qu’il est mort, emporté par les balles de la révolution. ». Je tombe des nuits, êtes-vous qui traitez KADAFFI de dictateur de la pire espèce, vous qui, il y a peu chantiez ces louanges  et qui veniez vous abreuver aux sources intarissable du dictateur ? Êtes-vous suffisamment entré dans l’histoire pour comprendre qu’un leader se doit d’être cohérent, intègre et fidèle à ses valeurs ? Avec cette démonstration de vos talents d’hypocrisie, que pourrions-nous encore espérer de vous ?

Pas plus tard que hier nuit, 06/08/2014, l’on me disait que la pénurie de pluie menaçait gravement les cultures rizicoles dans le centre de la Côte d’Ivoire. Dans mon beau pays qui sera émergent à l’horizon 2020, l’on vit encore à la merci des aléas de la nature, comme au temps jadis. Et tu veux que l’on dise que nous sommes entrés dans l’histoire ? Alors que nous sommes incapables de faire de l’irrigation des terres agricoles une réalité, dans un pays où les sources d’eau ne manquent guère. Ici sont tellement entré dans l’histoire qu’ils ont décidé de construire leurs châteaux au mépris de toutes normes d’urbanisation, bouchant ou supprimant ainsi toutes les canalisations. D’autres n’ont trouvé que les égouts pour y déverser leurs ordures ménagères, voire industrielles. Et les conséquences de ces dérives sont inscrites chaque année sur le sombre tableau de notre histoire, avec son lot d’inondation et désolation diverses. Je ne pourrai énumérer toutes nos prouesses historiques, tant l’incivisme sévit à tous  les échelons de notre société. Dans l’histoire nous sommes, mais sommes-nous du bon côté ?

Les présidents et autres dirigeants de nos 54 États reviennent des États-Unis d’Amérique, la bonne rive de l’histoire diront certains. Là-bas, ils ont participé au 1er sommet États-Unis -Afrique. Toutes les puissances font déplacer nos dirigeants dans les salons : sommet France-Afrique sommet Afrique-France, sommet Chine-Afrique et maintenant sommet États-Unis –Afrique, allons y comprendre quelque chose. Le jour viendra peut-être où l’Afrique sera une puissance véritable, ou aura des nations aussi fortes pour organiser elles aussi des sommets auxquels les autres continents vont accourir. Au demeurant qu’est-ce que l’Afrique, sinon nos dirigeants ont appris ou gagné de ce sommet avec le premier président noir des États-Unis ?

Barack Obama, ce monsieur qui a suscité autant d’espoir sur le continent ne fera certainement pas de miracles pour l’Afrique. L’Afrique a vite fait d’ajouter son élection à l’actif  de son histoire ; l’un des nôtres est désormais l’homme le plus puissant. Symbole, comme autant d’autres. L’Afrique peut-il objectivement fonder son héritage historique sur des réussites personnelles. Suis perplexe, comme je ne me fais d’ailleurs aucune illusion sur le sort de ces équipes de football qui ne fondent leurs espoirs de victoires que sur des individualités. Sommes-nous suffisamment entrés dans l’histoire pour savoir conjuguer nos efforts et intelligences. Pour occuper sa pleine place dans l’histoire, l’Afrique devra à mon sens mettre l’accent sur cette dimension du travail en équipe. Que pourrions-nous bâtir dans le désordre et la désunion ? Comment pourrions gravir les marches de l’histoire sans un leadership conséquent ?

Bonne fête de l’indépendance à toutes et tous !

Tawakkal

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Article : A l’épreuve de la conquête de  l’honneur et la dignité du Mali
Analysons!
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22 mai 2014

A l’épreuve de la conquête de l’honneur et la dignité du Mali

Ce matin, plus tôt que d’habitude, nos oreilles prirent la direction des chaines d’information, et sans grande surprise ce que nous redoutions s’est  produit. L’armée Malienne a encore pris la poudre d’escampette, laissant derrière elle  armes et munitions, mais pire, abandonnant les pauvres populations qu’elle est censée protéger contre vents et marrées.

Personnellement je ne me faisais pas d’illusions sur les suites de cette Nième offensive lancée par l’armée Malienne. Si bien que mon pessimisme était transparent dans le seul tweet que j’y ai consacré hier soir : «Ça ressemble à du déjà-vu! Pourvu que cette fois le gouvernement et l’armée ne se fourvoient pr la Nième fois. #Mali #Grin223 ». Mais pour une fois nous avons voulu y croire, après tout ce gouvernement  n’a-t-il pas été élu «Pour l’honneur du Mali, le bonheur des Maliens, le Mali d’abord».? Aussi froide soit-elle, nous devrons regardez aujourd’hui la réalité en face. A l’aune de la première épreuve, l’honneur et la dignité du Mali ont été bafoués, la fierté des Maliens sévèrement froissée, et  l’enthousiasme des amis du Mali que nous sommes, profondément entaché. A qui la faute ?

En tout état de cause, le Président Ibrahim Boubacar KEITA et son gouvernement auraient voulu vilipender l’honneur du Mali, qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement. Difficile d’y croire, mais l’offensive sur Kidal a été lancée sur coup de tête. Pour preuve, les honteuses justifications de la débâcle : « problèmes de coordination et de transmission des renseignements… ». Le gouvernement Malien a agi comme ce gamin, qui sous le choc du premier coup reçu se jette sur son bourreau et se fait massacrer par celui-ci. Et lorsqu’il s’est fait sérieusement bastonné, notre gamin en veut à son frère, à ses proches qui ne lui ont pas protégé de ce massacre. Que pouvaient-ils faire ? Ces personnes qui ignoraient tout de la scène qui se jouait ? Absolument rien ! C’est ainsi que les forces Internationales ne pouvaient et devaient pas bouger le petit doigt. Elles ne peuvent donc être incriminées sous aucun prétexte. Toutefois, les amis du Mali doivent continuer leurs efforts afin d’éviter une nouvelle descente aux enfers.

L’honneur du Mali d’accord, mais la méthode d’abord ! En matière de gestion d’un pays, le mérite réside dans le résultat, et non dans l’intention, encore moins dans les slogans élaborés par les agences de communication. Chez nous en Côte d’Ivoire, l’adage dit: « C’est au pied du mur on voit le vrai maçon. ». Le gouvernement Malien doit prendre conscience de ses lourdes responsabilités et agir en conséquence. Le bûcheron IBK doit prendre le temps pour aiguiser convenablement sa hache, au lieu de se lancer avec un outil de piètre qualité à l’assaut des défis. Autrement, il ne ferait que faire souffrir davantage, voir trahir le brave et vaillant peuple Malien.

Au demeurant, je m’incline respectueusement devant la mémoire de toutes les victimes de cette crise, victimes des errements d’un leadership aux abois.

Prompt rétablissement aux blessés, et courage aux déplacés.

Tawakkal

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Article : Un hommage aux femmes, ainsi qu’à ceux qui militent pour leur épanouissement
Contributions
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8 mars 2014

Un hommage aux femmes, ainsi qu’à ceux qui militent pour leur épanouissement

Quelqu’un a dit que « la poésie est le plus bel hommage aux femmes », dans cette même veine un autre disait que « les femmes sont des poèmes vivants », pour aller au fond de ces assertions, en cette édition 2014 de la journée Internationale de la femme, je me suis penché sur les poèmes à l’honneur des femmes. J’ai parcouru des dizaines de compositions poétiques, des auteurs les plus célèbres aux internautes anonymes. A la fin de ce périple, j’ai décidé de partager avec vous trois (03) textes afin de rendre hommage à vous ; les femmes.

« Les femmes sont sur la terre » De Victor Hugo (1802-1885), Les contemplations (1856)

Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L’univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C’est l’amour qui, pour ceinture,
A l’onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N’est, au fond, que l’ornement.

Tout ce qui brille, offre à l’âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n’avait fait la femme,
Il n’aurait pas fait la fleur.

À quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;

Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,

Ressemblant, tout enlaidie,
À mon amour qui te fuit,
N’est plus que la maladie
D’une bête dans la nuit.

Victor Hugo - Les contemplations

« Femme noire » de Léopold Sédar Senghor (1906 – 2001), Chants d’ombre

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu’au cœur de l’Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l’éclair d’un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Young woman, Zleh Town, Liberia, 1968


FEMME… Hommage… Internaute anonyme

Femme, j’ai tant de choses à te dire,
Qu’il me faudrait un livre pour l’écrire.
Une vie ne suffit pas, et encore plus de temps,
Car tu portes en toi tout ce que je ressens.

Femme tendresse, femme douceur,
Femme tempête, femme douleur,
Il me faudrait tout le dictionnaire
Pour parler de toi, en rimes et en vers.

Tu es le commencement et la fin.
Tu es l’aboutissement, soir et matin.
Tu es l’émotion, la finesse, la vie.
Tu es tout ce que je ne suis pas, je t’envie.

Tu es l’avenir de l’humanité,
Car tu portes en toi l’éternité.
Femme d’amour, tu donnes la vie.
Femme de cœur, tu donnes l’amour.

Femme sensible, fragile, forte,
J’attends tout de toi, ouvres-moi ta porte.
Fais-moi une place dans ton cœur.
Offre-moi tout de toi et plus encore.

Femme battue, maltraitée,
Femme outragée, mal aimée,
J’aimerais tant te protéger,
Pour pouvoir tout te donner.

Femme courage, tu es admirable.
Femme aimable, tu es remarquable.
Tu es, parfois, imprévisible, charmante,
Tellement troublante, émouvante.

Femme au regard si doux, si profond,
Je me plonge dans tes yeux jusqu’au fond,
Recherchant l’insondable, l’innommable.
S’il t’arrive de pleurer, je me sens minable.

Femme, ces colères que je redoute
Lorsque tes yeux lancent des éclairs,
J’apprécie pourtant, lorsque tu doutes,
Ton émotion, quoi qu’il t’en coute.

Femme, du fond de ma solitude,
J’ai besoin de ta sollicitude,
De ta douceur, de tes caresses,
De ton affection et de ta tendresse.

Femme heureuse, complice de mes bonheurs,
Femme amoureuse, tu supportes mes humeurs.
Et lorsque surviennent orage et malheur,
Tu gémis, tu souffres… pire tu pleures.

Femme tu me désarmes,
Alors je rends les armes.
Sans toi je l’avoue, je ne suis rien.
Tu le sais, de toi j’ai tant besoin.

Dis-moi encore qui es-tu ?

8 mars journée internationale des droits de la femme poésie

Oui, dites-nous encore qui vous êtes ?

Je crois que c’est ce qu’il y a de mieux à faire, laissons-les! Laissons les femmes nous s’exprimer, laissons les femmes penser et vivre leur vie, laissons les femmes s’épanouir. Car comme le disait Louis Aragon dans son œuvre Le Fou d’Elsa, « L’avenir de l’homme est la femme ».

Tawakkal

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Article : Côte d’Ivoire / CPI : Il ne faut plus transférer un ivoirien devant la justice Internationale
Analysons!
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4 mars 2014

Côte d’Ivoire / CPI : Il ne faut plus transférer un ivoirien devant la justice Internationale

« Nous souhaitons que cette année 2013 soit… une année de transfert d’argent au pays, et non une année de transfert des gens au CPI. » Nous avons presque tous éclatés de rire, lorsque  cette phrase a été prononcée par le groupe baptisé les « Zinzins de l’art » au cours de l’émission humoristique « Bonjour 2013 ». Parce que tous les ivoiriens se sentent concernés par ce sujet, même s’ils n’ont pas la même appréhension des tenants et aboutissants. « Les relations entre la CPI et la Côte d’Ivoire », voilà un sujet sur lequel la quasi-totalité des Ivoiriens ont un avis. Si certains sont favorables à un renforcement de la collaboration entre les deux (02) entités, les autres y sont farouchement opposés. Et chacun y va de ses arguments. Personnellement j’ai un avis mitigé.

Retour sur les évènements entre la Côte d’Ivoire et la CPI

C’est le 17 juillet 1998 que l’acte fondateur de la Cour Pénale internationale (CPI), le statut de Rome fut signé par 120 États, dont la Côte d’Ivoire. Suite à cette signature, le statut de Rome devait être ratifié par les institutions des différents États signataires. C’est finalement le 15 février 2013, que la Côte d’Ivoire a déposé son instrument de ratification de ce statut au siège de l’ONU à New York. Devenant ainsi le 122ième  État partie de la Cour et le 33ième  État membre africain de cette juridiction. La ratification du Statut de Rome par la Côte d’Ivoire intervient près de 15 ans après que l’État ait initialement signé le traité.
Un certain nombre d’obstacles juridiques et constitutionnels ont retardé le processus.
La Cour constitutionnelle de la Côte d’Ivoire a statué initialement en octobre 2003 que la ratification du Statut de Rome n’était pas en conformité avec la Constitution ivoirienne de 2000.
Ceci implique que le traité ne peut être ratifié par la Côte d’Ivoire que si la Constitution en vigueur est modifiée pour corriger les incompatibilités.
Grâce aux efforts de plaidoyer des organisations de la société civile ainsi qu’au travail et au soutien des membres du Parlement, et compte tenu de l’évolution de la situation politique, la modification requise et un projet de loi approuvant la ratification par le gouvernement du Statut de Rome ont été approuvés par le Parlement le 20 décembre 2012 et par la suite signés et promulgués par le président Alassane Ouattara.

Mais bien avant la ratification du Statut de Rome, La Côte d’Ivoire  avait reconnu la compétence de la Cour Pénale Internationale pour les faits qualifiés de génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, depuis le 30 novembre 1998. Cette reconnaissance la été renouvelé le 18 avril 2003, le 14 décembre 2010 et le 3 mars 2011. C’est reconnaissance de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui a permis à celle-ci de s’intéresser en 2011 aux crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis depuis le 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire.

Les poursuites de la CPI en Côte d’Ivoire

A ce jour, les poursuites de la CPI visent trois (03) personnalités ivoiriennes : l’ancien Président Laurent Gbagbo, son épouse Mme Simone Gbagbo, ainsi que Charles Blé Goudé. Tandis que les enquêtes, ont elles été élargies aux crimes commis depuis 2002.

Mémo de la CPI sur Laurent Gbagbo
Mémo de la CPI sur Laurent Gbagbo

Mémo de la CPI sur Simone Gbagbo
Mémo de la CPI sur Simone Gbagbo

Mémo de la CPI sur Blé Goudé
Mémo de la CPI sur Blé Goudé

Si Laurent Gbagbo a été remis à la CPI le 30 novembre 2011, Simone Gbagbo et Blé Goudé ne l’ont toujours pas été, quand bien même que la Cour et des ONG ne cessent de réclamer leurs extraditions.

Relations entre la Côte d’Ivoire et la CPI ; quelle suite ?

Quelle suite donner aux relations entre l’État Ivoirien et la CPI ? Notamment concernant les poursuites et enquêtes en cours ? C’est l’interrogation qui intéresse beaucoup d’observateurs et acteurs de la vie sociopolitique Ivoirienne. En effet, beaucoup soupçonnent le gouvernement de ne pas vouloir livrer à la CPI, les personnes qu’elle réclame. Personnellement j’estime que cette option selon laquelle la justice ivoirienne se donnerait les moyens pour organiser elle-même les procès est salutaire. Si hier notre justice était en lambeau, justifiant le transfert du président Laurent Gbagbo à la CPI, aujourd’hui elle retrouve ses marques. Si bien que des procédures judiciaires et des poursuites visent déjà Mme Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé. Il ne faut donc livrer ni l’un ni l’autre à la CPI. Hier le transfert de Gbagbo était justifiable donc justifié, on ne peut pas en dire de même aujourd’hui pour la cas de Simone Gbagbo et Blé Goudé.

Au-delà de l’interrogation sur notre souveraineté judiciaire, l’organisation de ces procès en Côte d’Ivoire participera dans une certaine mesure à la dynamique de réconciliation nationale. En tout état de cause, un procès organisé en côte d’Ivoire n’a pas la même portée qu’un procès organisé à la Haye. Et un éventuel pardon prononcé devant et parmi le peuple ivoirien aura un impact décuplé par rapport à un pardon prononcé à des  milliers de kilomètres des victimes.

Les autorités ivoiriennes doivent donc résister aux pressions multiples pour organiser tous les procès en Côte d’Ivoire, dans la transparence et l’équité.

Tawakkal

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Article : Côte d’Ivoire : ce que je pense du rapport mondial 2014 de Human Right Watch
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27 janvier 2014

Côte d’Ivoire : ce que je pense du rapport mondial 2014 de Human Right Watch

L’ONG Internationale Américaine de défense des droits de l’homme, Human Right Watch, a publié son rapport mondial 2014. Une partie de celui-ci est consacrée à la Côte d’Ivoire. Après lecture et analyse de ce chapitre « Côte d’Ivoire », je suis arrivé à un certain nombre d’observations.

D’une part aucun observateur sérieux de cette Côte d’Ivoire ne dira que tout y va mal. Il y a des progrès à tous les nouveaux, et ceux-ci sont perceptibles. D’autre part aucun observateur crédible ne dira non plus que tout va bien sur la terre d’Eburnie. Le rapport de Human Right Watch obéit à ce tempo. Il demeure de nombreux défis, et quoi de plus normal d’ailleurs. Laurent Gbagbo ne nous avait-il pas enseigné que l’on ne sort pas d’une crise comme d’une boîte de nuit ?  Sur ce sujet l’historien n’avait pas tort. Nul ne saurait régler les problèmes de l’insécurité, du système judiciaire, du foncier et de la corruption de cette nation qui vient de deux décennies de crises multidimensionnelles par un coup de bâton magique.

Revenant au contenu du rapport de HRW, quand celui-ci ne passe pas sous silence les solutions engagées par les autorités Ivoiriennes, il ne fait que les survoler. C’est le cas par exemple concernant la corruption. Beaucoup d’initiatives porteuses d’espoirs ont vu le jour en 2013, en occurrence la création de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, mais HRW n’en parle pas. Par ailleurs à l’instar des autres organisations internationales, le rapport de HRW est beaucoup plus idéaliste, alors que la gestion d’un pays requiert davantage de réalisme. C’est le cas par exemple avec la question des poursuites judiciaires. C’est facile de dire qu’il y a une justice à sens unique, or les réalités auxquelles nous sommes confrontés exigent que les auteurs de cette crise post-électorale, par ailleurs auteurs des plus graves crimes soient les premiers à être poursuivis. Pour le reste le gouvernement Ivoirien s’est toujours engagé à rendre une justice équitable, et ne cesse de mettre en œuvre les réformes idoines. En outre HRW signale dans son rapport que ces dernières années la France est restée silencieuse quant à la gestion des autorités Ivoiriennes. Ce n’est pas anodin. Cette situation devrait interpeller bon nombre d’observateurs, quand nous savons que la France demeure de loin l’acteur extérieur qui connait au mieux ce pays. Qui connait la Côte d’Ivoire et est doté de bonne foi mesure ses critiques dans cette période de normalisation, à défaut de les mettre en veilleuse. Car au-delà des principes, de l’idéal, il demeure l’implacable réalité Ivoirienne.

Pour finir il faut éviter de tomber dans ce que j’appelle le « complexe  des organisations Internationales ».  C’est-à-dire qu’il ne faut pas accorder une supériorité de fait à ces organisations. Car beaucoup prennent pour parole d’évangile leurs publications, alors que celles-ci sont parfois déconnectées des réalités. Souvenez-vous que sous la dictée des institutions internationales ( de Bretton woods) les Africains ont « détruit » leurs économies en appliquant les Programmes d’Ajustement structurels (P.A.S.). Ces institutions internationales nous avaient pourtant promis le salut. Comparaison n’est certes pas raison, mais ma foi ces épisodes du passé doivent nous inviter à prendre plus de hauteur. L’Ivoirien en particulier, l’Africain en général doit faire preuve de maturité face aux évènements de ce monde en perpétuel mutation, afin de reconnaitre le bon grain de l’ivraie. Cela est d’autant plus nécessaire quand nous savons que toutes les critiques ne sont pas à rejeter. Lorsqu’elles sont objectives et constructives, les critiques permettent aux entités visées de s’améliorer et par ricochet améliorer leur gestion.

Tawakkal

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Article : Crise du parti présidentiel au Burkina : la Côte d’Ivoire appelle au dialogue
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17 janvier 2014

Crise du parti présidentiel au Burkina : la Côte d’Ivoire appelle au dialogue

On peut affirmer sans crainte de se tromper dans la sous-région ouest-africaine que l’événement politique le plus retentissant de ces derniers  jours nous vient du pays des hommes intègres. En effet le parti au parti au pouvoir, le CDP, Congrès pour la démocratie et le progrès, est en proie à une vague de démissions sans précédent.

Retour sur les faits

Depuis plusieurs années les observateurs et acteurs de la vie politique au Burkina  Faso s’interrogent sur une question : Blaise Compaoré va-t-il modifier la Constitution pour solliciter un nouveau mandat ? Le président qui a déjà passé 27 ans à la tête du pays est désormais face à un verrou constitutionnel.

C’est  l’article 37 de la Constitution du 2 juin 1991 qui introduit la clause limitative des mandats dans la loi fondamentale burkinabè.  Mais le président Compaoré fera machine-arrière en modifiant cette Constitution en 1997 afin de supprimer la limitation des mandats présidentiels. Cependant après les évènements consécutives à  l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998, l’Assemblée nationale modifie à nouveau en 2000 la Constitution afin de limiter le nombre de mandats présidentiels et d’en ramener la durée à cinq ans.

C’est finalement en 2005 que cet article 37 va surgir dans le débat juridico-politique, avec en filigrane la question de l’éligibilité de Blaise Compaoré. Pour rappel, la présidentielle de 2005 était  la première à laquelle l’opposition a participé depuis le rétablissement du multipartisme en 1991. A l’époque ses détracteurs soutenaient que la candidature de M. Blaise Compaoré violait la lettre et l’esprit de l’article 37. Ils faisaient valoir qu’en application du principe de l’effet immédiat de la loi nouvelle, la candidature de Blaise Compaoré était illégale et/ou illégitime. Saisi à cet effet, le Conseil constitutionnel a concédé que les versions successives de l’article 37 sont cause d’un conflit de lois dans le temps. Et de rappeler le principe de base au nom duquel « la loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif ».

Après ces épisodes, l’on a cru que le débat serait définitivement clos et qu’à partir de cette date Blaise Compaoré ferait au maximum deux mandats à la tête du Burkina. Mais très rapidement, les opposants et certaines composantes de la société auront à tort ou à raison des soupçons. Ceux-ci pensent que l’actuel président envisage une nouvelle modification de la Constitution, afin de demeurer à la tête du pays après 2015. C’est alors le projet de création du Sénat qui cristallise toutes les tensions.  La société civile et l’opposition ont rejeté en bloc  ce projet. Tandis que les uns y voient un projet inopportun et budgétivore, les autres y voient un outil destiné à modifier l’article 37 de la Constitution. Face à ce rejet, le président suspend la mise en place du Sénat le 12 août 2013. Mais ses détracteurs continuent à croire qu’il caresse toujours l’idée de modifier la Constitution afin de briguer de nouveaux mandats.

Passé maître dans l’art de camoufler ses intentions, Blaise Compaoré n’a pas encore dit s’il souhaitait se présenter à la  prochaine élection. Mais certains qui disent le connaître, après plusieurs décennies de cohabitation, ne se font point de doute sur les projets du président. Et ils semblent décider cette fois à lui mettre les bâtons dans les roues.

Dans une lettre ouverte, en date du 4 janvier 2014, plusieurs figures du parti présidentiel font part de leur démission. Parmi eux :  Roch Marc Christian Kaboré (Ex-chef du CDP, et ancien président de l’Assemblée nationale), Simon Compaoré (ancien maire de Ouagadougou), de nombreux anciens ministres dont Salif Diallo autrefois très proche et homme de confiance de Blaise Compaoré. Cette vague de démissions a à juste été qualifiée par certains observateurs comme un séisme politique, quand d’autres parlent d’un coup dur pour le parti de Blaise Compaoré, voire pour le Burkina. Pour nous autres qui sommes en Côte d’Ivoire, nation jumelle du Burkina, ces évènements nous rappellent un épisode  de notre propre histoire : les désertions  du PDCI.

Le « syndrome PDCI »

Le PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) est le parti fondé par le père de la nation ivoirienne. C’est le plus vieux parti de Côte d’Ivoire, celui qui a dirigé le pays de 1960 à 1999, soit trente-neuf ans de règne ininterrompu. Cependant, un an après la mort du président Félix Houphouët Boigny, alors que le PDCI tenait toujours les rênes du navire Ivoire, l’on a assisté à une première vague de désertions, plusieurs autres suivront dans le temps. Ces déserteurs du PDCI créeront des partis politiques d’opposition, dont le premier le RDR (Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire) est aujourd’hui au pouvoir. En plus du parti d’Alassane Ouattara, l’UDPCI, le PURCI, l’UDCY, l’URD, le RPP etc. sont autant de partis issus du PDCI. Pour l’essentiel ces déserteurs reprochaient au président du parti le refus de la démocratie interne et de la rénovation du parti, ainsi que le manque de dialogue et d’ouverture. Ce sont les mêmes griefs qui sont formulés aujourd’hui contre le président du CDP, comme en témoigne un extrait de la lettre ouverte des démissionnaires : « La démocratie ayant disparu au sein du parti au pouvoir, elle ne peut qu’être menacée au niveau national… Au lieu d’engager un débat préalable sur des questions controversées, nous sommes en train d’assister à des tentatives et à des velléités de révision de la Constitution en vue de sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels dans un contexte où le peuple est profondément divisé. »

Le CDP est-il atteint du « syndrome PDCI » ? C’est tôt de le dire, et il vaudrait mieux que cette éventualité ne devienne pas une réalité. Car  en plus de précipiter la chute du parti, ces évènements ont exposé la Côte d’Ivoire à plusieurs épisodes malheureux, dont le pays des hommes intègres gagnerait à faire l’économie.

La salutaire médiation ivoirienne

Dès l’éclatement de cette crise au sommet du parti au pouvoir burkinabè, le président ivoirien a dépêché une mission à Ouagadougou, afin de discuter avec les différentes parties. Cette mission conduite par le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a rencontré le président Blaise Compaoré ainsi que les démissionnaires. A l’issue de cette mission Guillaume Soro a déclaré : « Notre devoir est d’être à la hauteur de tout le soutien que le président Compaoré et le peuple burkinabè tout entier nous ont apporté quand la Côte d’Ivoire sombrait dans le gouffre. C’est un devoir et une responsabilité que nous assumerons pleinement dans la limite du strict respect de la souveraineté des Etats … Je ne peux avoir la prétention de connaître le Burkina mieux que les Burkinabè. Cependant vu les liens historiques et légendaires qui nous unissent, demeurer indifférent est inacceptable. Ce que je souhaite c’est que le dialogue direct inter-burkinabè triomphe. Nous avons besoin d’un Burkina fort, stable et paravent des menaces d’un nouveau genre. L’intégration voulue par les panafricanistes du continent ne commande que la solidarité. »

Cette initiative des autorités ivoiriennes est salutaire à plus d’un titre. D’abord, elle témoigne de la maturité de nos dirigeants à prévenir et faire face aux crises diverses. Car cette crise qui ne concerne pour le moment que le parti au pouvoir pourrait faire couler demain tout le pays. Sans pour autant passer pour des donneurs de leçon, les Ivoiriens sont bien placés pour assister le Burkina dans la gestion de cette crise. Il y a vingt ans la Côte d’Ivoire est passée par là, et tout porte à croire que nous avons tiré aujourd’hui les leçons de ces épisodes. Quand le PDCI a failli, la Côte d’Ivoire s’est affaissée. Le parti n’a pas su se ressaisir et à chuté, ainsi que le pays qui tomba entre les mains d’aventuriers. La Côte d’Ivoire aurait pu éviter beaucoup d’évènements sombres, mais nous n’avons pas pu, ne faites pas comme nous. Il est de la responsabilité de tous les acteurs burkinabè de préserver leur pays.

Certaines personnes pourraient penser à tort que l’intervention des Ivoiriens serait une violation de la souveraineté du Burkina. Il faut faire la part des choses. De toute évidence personne ne viendra dicter à nos frères burkinabè leur conduite. Cependant, il convient de s’activer pour éloigner les solutions extrémistes du « pays des hommes intègre »s. Et à ce stade toutes les parties doivent être appelées à plus de responsabilité vis-à-vis de l’intérêt de la nation.

A tous, prenez  garde de contracter le « syndrome PDCI », car lorsqu’il est mal traité le pays s’en remet très difficilement.

Tawakkal

 

 

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Article : Top 10 des messages de vœux 2014
Mes expériences
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8 janvier 2014

Top 10 des messages de vœux 2014

Pour ce premier billet de 2014, j’aimerais avant toute chose souhaiter mes vœux les meilleurs à ceux et celles qui me font l’amitié de visiter ce blog. Que vos vœux les plus chers se réalisent en cette année. Bonne et heureuse année 2014 à tous et à chacun, singulièrement à la grande famille des mondoblogueurs.

L’occasion de la nouvelle année est en effet celle consacrée pour échanger les vœux avec nos proches, collègues ou partenaires. Et si dans un passé récent le seul moyen était les cartes de vœux, aujourd’hui nous avons une diversité de supports pour véhiculer nos vœux de bonne année : des applications web, des sms etc…. Ces applications sont gratuites et nous permettent de bénéficier d’un carnet d’adresse, du rappel des évènements et de bien d’autres avantages.

application_smartphone

J’ai personnellement reçu de multiples et variés messages de vœux en cette année, j’ai donc décidé de faire une sélection arbitraire de 10, et de partager celle-ci avec vous.

La série a commencé à quelques jours du nouvel an, avec des messages de remerciements et de pénitence.

Message 1 :

« Merci à toi pour tout le soutien. Cette année ne saurait s’achever sans que je ne te témoigne ma reconnaissance. Merci pour tout et que Dieu t’accorde selon la volonté de ton cœur. »

Message 2 :

A 1 jour de 2014, moi …, je profite de te cette aubaine pour te dire du plus profond de mon cœur PARDON. PARDON pour une parole qui t’aurait blesser. PARDON pour un geste maladroit. PARDON pour un manque d’attention. PARDON pour une pensée mal exprimée. PARDON pour tout ce qui t’aurait offensé, venant de moi. Encore PARDON !!! que Dieu nous protège et nous garde longtemps. »

Message 3 :

« Jour J-1 et 2014 ouvrira ses bras chargés de tous nos vœux. Pardon prends un seul : la santé. Je l’ai achetée très cher car elle te permettra de franchir les 365 défis de 2014. Bonne fête ! »

Ensuite dès les premières secondes de 2014, le bal des messages de vœux s’est officiellement ouvert.

Message 4 :

« Salut, soit fort car des personnes que tu connais très bien, qui venaient souvent te voir ont perdu la vie dans un accident cette nuit. Tu ne les verras plus jamais. Il s’agit de: Mlle difficulté, sa cousine souffrance, ses nièces: déception, jalousie, maladie, pauvreté et son copain Mr échec. Bonne Année 2014 à toi. »

Message 5 :

« Les pleurs font partie de la vie, bienheureusement les joies et les rires aussi. Alors serais-je à mesure de te prédire une année sans peines ? Certainement pas. Cependant je formule pour toi des vœux de santé et de stabilité. Que les profonds sillons laissés par les larmes de 2013 soient recouverts afin que sur ton visage le sourire radieux de l’espoir chasse l’amertume. Très bonne et heureuse année 2014 à toi et à toute ta famille. »

Message 6 :

« Dépôt effectué par un cœur rempli de joie et d’amour pour un montant de paix, joie, prospérité, longévité, progrès, réussite et santé de fer pour toi afin de savourer la nouvelle année 2014. Que l’année écoulée éponge nos soucis et nos peines. »

Message 7 :

« Bonne et heureuse année. Mes vœux les meilleurs ! Que DIEU te lave d’amour, te rince de santé, t’essuie de grâce, t’habille de paix, te chausse de longévité et te parfume de prospérité. Bonne fête 2014. »

Message 8 :

Voici votre voiture de marque « SUCCES » pour vos courses sur terre. Vous devrez la conduire avec persévérance, le courage sera vos pneus, la santé votre carburant, le bonheur votre siège, la réussite votre volant, la prospérité votre accélérateur, le pardon vos freins, la vigilance vos phares… LA FOI en DIEU est le moteur et la Prière, votre clé de contact… Bonne route pour ta réussite, que le seigneur te garde. Bonne et heureuse Année 2014.

Message 9 :

« Vœux de 2014 : Si tu te rends coupable d’infidélité en cette année, que toutes tes infidélités se transforment en grossesse. Si tu as cœur, faut dire Amen ! Tu n’as pas dit que tu aimes douahou… »

Et pour clore la sélection, un dernier qui vous permettra de vous retrouvera dans l’une de ses catégories.

Message 10 :

« Le match « 31 décembre 2013 » a enfin livré son verdict. Hommes doublés 29% ; femme doublées 56% ; relations brisées 38% ;  nouvelles rencontres 47% ; personnes partis à l’église 31% ; personnes partis au show  44% ; personnes restés à la maison 25% ; garçons ayant découvert femme 26% ; femme ayant découvert garçon 24% ; préservatifs utilisés 91% ; poches vides 95%. Toi tu t’es retrouvé dans quel (s) cas ? »

Je réitère à nouveaeu mes remerciements à tous ceux et celles qui ont bien voulu m’inclure dans leur chapelet de vœux, je vous en souhaite autant, dans la santé et le succès.

A vous les visiteurs de bien vouloir rajouter en commentaire les éventuels messages de vœux qui auraient retenu votre attention.

Tawakkal

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Article : Côte d’Ivoire : Quelques enseignements du 24 Décembre 1999
Editorial
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24 décembre 2013

Côte d’Ivoire : Quelques enseignements du 24 Décembre 1999

24 décembre 1999, il y a 14 ans, la Côte d’Ivoire a fêté un noël particulier : la chute de Bédié. J’étais à peine au collège, nous avons dansé, nous avons chanté à travers les rues de la ville. On ne savait pas trop ce qui se passait, mais on voulait partager la joie de nos parents, on voulait faire comme ces personnes qu’on voyait à la télévision, dans les rues d’Abidjan. Presque toute la Côte d’Ivoire a célébré l’arrivée d’un père noël particulier. Vêtu en tenue militaire, il s’était munit d’un balai ; pour balayer Bédié, et  assainir la Côte d’Ivoire. Que pouvons-nous retenir de ces épisodes de notre histoire ?

Retour sur les faits

Nuit du mercredi 22 au jeudi 23 décembre 1999 :

Un petit groupe de soldats s’empare, sans difficulté, de la poudrière du camp d’Akouédo, sur la route de Bingerville, à l’est d’Abidjan. À la tête du commando, les sergents-chefs Souleymane Diomandé et Boka Yapi, épaulés par les caporaux Issa Touré, Neman Gnepa, Oumar Diarra Souba et Yves Gnanago. Les six hommes ont en commun de bien connaître les lieux – ils appartiennent à une unité d’élite, la Force d’intervention rapide des paras commandos (Firpac) – et d’être des vétérans de la Minurca, la Mission des Nations unies en République centrafricaine, créée en mars 1998 par le Conseil de sécurité pour ramener la paix en Centrafrique.

Après avoir pris le contrôle du dépôt d’armes, les militaires tirent des rafales en l’air, provoquant un début de panique dans la caserne. Le capitaine Crépy, lui aussi ancien de la Minurca, mais bête noire des soldats, reçoit de sa hiérarchie l’ordre de mater ce qui apparaît comme une mutinerie. Les « Six » tentent alors un coup de bluff : ils affirment disposer d’une centaine de partisans puissamment armés et menacent, en cas d’attaque, de faire sauter la poudrière, au risque de détruire non seulement la totalité du camp, mais aussi une partie de la ville d’Abidjan. L’argument se révèle dissuasif. L’audace des mutins séduit leurs camarades, qui rallient en masse le mouvement. Akouédo bascule…  Les auteurs de cette opération spectaculaire, qui ont séjourné onze mois à Bangui, entendent obtenir le paiement d’arriérés de soldes et de primes et, au-delà, l’amélioration de la situation des hommes du rang. « Certains de nos chefs prélevaient une dîme sur les 5 000 F CFA que l’ONU nous versait quotidiennement lorsque nous étions là-bas », s’indigne le caporal Oumar Diarra Souba. Le caporal Issa Touré va plus loin : « Nous entendions également profiter de l’occasion, explique-t-il dans un français impeccable, pour protester contre les brimades et les injustices dont nous autres, hommes du rang, sommes victimes, depuis plusieurs années, de la part de certains de nos chefs. Par exemple, l’avancement ne se faisait plus au mérite et à l’ancienneté, mais selon des critères ethniques. » (1)

C’est le début des évènements qui se aboutiront le 24 décembre, au le renversement de l’un des régimes réputés les plus stables du continent.

Vendredi 24 décembre 1999 :

Abidjan est en proie à des pillards. Civils et militaires réquisitionnent des véhicules et disparaissent dans la nature. Les rares magasins épargnés la veille sont copieusement pillés.

Aux environs de 7 h 30, deux soldats, dont le sergent Diomandé, pénètrent dans les locaux de Radio Nostalgie, au Plateau. Ils exigent du directeur de la programmation, Yves Zogbo, qu’il diffuse un communiqué « pour deman­der aux gens d’arrêter les pillages ». Zogbo se saisit du micro et informe les auditeurs que « pour des raisons techniques », il est obligé d’interrom­pre momentanément les programmes. « Pas pour des raisons techniques, pour des raisons militaires », précise, dans son dos, le sergent Diomandé, qui se présente comme « le coordonnateur du mouvement ».

Presque au même moment, Bédié reçoit quatre mutins conduits par le « sergent IB », ancien moniteur de sport et ancien membre de la garde rapprochée du Premier ministre Alassane Dramane Ouattara (1990-1993). Le chef de l’État est entouré du Premier ministre, du président de l’Assemblée nationale, Émile Brou Amoakon Atta, du ministre de la Défense et du major-colonel Doué, qui sert, depuis le début des événements, d’interface entre les mutins et le pouvoir.

Le sergent égrène les doléances des mutins. Le président lui répond que ceux-ci ne seront pas sanctionnés s’ils acceptent de regagner « immédiatement » leurs pénates. Mieux : il s’engage « personnellement » à examiner leurs revendications avec « bienveillance ».

Un nouveau rendez-vous est fixé. Mais il est déjà beaucoup trop tard. La capitale économique est plongée dans l’anarchie, et le sort du régime paraît scellé.

Vers 11 heures, des dizaines de militaires puissamment armés font irruption à Radio Nostalgie, dont le directeur, Ahmed Bakayoko, est un proche parmi les proches de Ouattara. « Le général va faire une déclaration », lancent-ils. Le général – il s’agit évidemment de Robert Gueï – descend d’une Nissan Patrol, s’engouffre dans l’immeuble et se dirige vers les studios. « Il m’a salué et m’a informé qu’il avait une déclaration à faire, raconte Zogbo. Il s’est installé, je lui ai placé un casque sur la tête et il a lu son discours. »

Gueï, qui se présente comme le « porte-parole » des insurgés, annonce la destitution du chef de l’État, la dissolution de l’Assemblée nationale (où le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, au pouvoir depuis l’indépendance, dispose d’une écrasante majorité), du gouvernement, du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême. « Les jeunes mutins se proposent de vous présenter un Comité de salut public de la République, dont la composition sera annoncée dans les heures qui suivent », déclare-t-il. Un Comité national de salut public (CNSP) de neuf membres – tous militaires – sera effectivement constitué dans la journée. Dans les rues d’Abidjan, l’explosion de joie est immédiate : « Bédié est tombé ! Gueï président ! » hurle la foule. Ici et là, des femmes exécutent un mapouka endiablé. Dans les quartiers populaires, la bière coule à flots. Des soldats se rendent à la Maca, la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan. Après avoir défoncé le portail, ils libèrent les responsa­bles et militants du Rassemblement des républicains (RDR, opposition libérale, le parti de Ouattara) incarcérés depuis le mois d’octobre. Des milliers de droits communs, parmi lesquels de dangereux criminels, en profitent pour se faire la belle. (2)

La Côte d’Ivoire vient de connaître son premier coup d’état, place à la transition.

https://www.youtube.com/watch?v=rgpTy_FibXo

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Après la disparition du père fondateur, la présidence de la République est revenue au président de l’Assemblée Nationale, SEM Henri Konan Bédié. Malgré ses atouts agricoles, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans la crise sous le régime particulièrement corrompu du nouveau président. La Côte d’Ivoire est secoué par des crises multiples ; d’ordres sociales, économiques et politiques. Et une personne cristallise à lui seul la quasi-totalité des frustrations et tensions découlant de ces crises : le Président de la République, SEM Henri Konan Bédié. Je me souviens que certains disaient à l’époque « à cause de Bédié on ne mange plus du riz. ». J’ai été aussi témoin de certaines scènes, dans cette ville où nous n’avions qu’une seule chaine de télévision, certains éteignaient leurs postes téléviseurs à chaque apparition du Président Bédié. C’était un désamour profond entre le président et les populations qui pour la majorité l’avaient porté au pouvoir. A cette période l’on a assisté à des grèves massives d’étudiants, au boycott des livraisons de cacao par les planteurs en colère, sans oublier les marches pro-Ouattara.

En effet dès 1995, Bédié a mis sur pied une politique raciale fondée sur « l’ivoirité », établissant une distinction entre les Ivoiriens de souche et les « étrangers ». Cette politique lui permet d’écarter de l’élection présidentielle Alassane Ouattara, un opposant politique, en évoquant son origine burkinabé. Cette décision a suscité la colère de l’opposition et la frustration de bon nombre d’Ivoiriens. Par la suite, le président démet le général Robert Gueï de ses fonctions, alors chef d’État-major des armées. La situation est tendue, davantage sur le plan politique en cette fin de 1999. C’est pour détendre cette atmosphère que le président Bédié était entendu le 22 décembre 1999 devant l’assemblée nationale. Certains espèrent que ce discours devant l’assemblée serait l’occasion d’annoncer une amnistie pour les dirigeants de l’opposition incarcérés, au nombre Henriette DIABATE. D’autres s’attendent à l’annonce d’une réforme de l’université. Mais au finish Bédié a servi aux députés, aux membres du gouvernement et diplomates présents, un discours pour le moins mitigé. L’on attendait un train de réformes, il faudra se contenter d’un discours électoral avant l’heure. L’on a espéré des décisions pour désamorcer la crise, il n’y aura que des invectives contre les « fauteurs de troubles », c’est-à-dire une grande partie de l’opposition, et contre « certains esprits chagrins de l’extérieur ». C’est donc un Bédié enfermé dans ses certitudes, dans son arrogance qui a conduit la Côte d’Ivoire à l’expérience du coup d’état.

Quels enseignements du coup d’état de 1999 ?

14 ans plus tard, avec le recul, chacun s’est fait une opinion sur ces évènements, chacun peut y tirer des enseignements. Il faut d’ailleurs que chacun le fasse en toute objectivité, puisque nous ne sommes pas encore sortis de ces crises. Ma foi, c’est notre capacité à tirer les leçons du passé qui nous mettra à l’abri des tragiques répétitions de l’histoire. Pour ma part, j’estime qu’une première leçon est l’impératif de la bonne gouvernance.

Nous ne sommes plus dans les années 1970, où les populations restaient indifférentes à la corruption des dirigeants. De nos jours aucun peuple ne peut tolérer pendant longtemps la mal gouvernance. Ceux qui aspirent au pouvoir pour se servir devront  changer leurs approches ou céder la place.

Ensuite un autre enseignement est que le peuple ne se satisfait plus des promesses, mais attend du concret. Il est bon d’annoncer des performances macroéconomiques, mais le citoyen doit ressentir la croissance dans son quotidien, dans son assiette.

L’un des enseignements majeurs de cet épisode est la nécessité de préserver la cohésion. Il ne faut surtout pas céder à cette facilité périlleuse qui consiste à manipuler, à opposer les groupes ethniques voire religieux. La Côte d’Ivoire garde encore de profonds stigmates de cette politique xénophobe. Le débat politique doit s’articuler autour des valeurs intrinsèques des acteurs, et non sur la base de considérations ethniques, religieuses ou régionalistes.

Enfin il faut à la tête de nos Etats des hommes d’Etats. Des leaders aussi sage pour éviter la floraison des crises,  qu’intelligents pour résoudre les crises lorsqu’elles naitront. Pour ce faire l’accession à la magistrature suprême ne doit pas être le fruit d’un accident, ou d’un arrangement, mais la conséquence d’un parcours, l’adhésion effective des populations.

Joyeux noël à toutes et tous !!!

Tawakkal

Notes: (1) & (2) Ces paragraphes sont issus de l’article de Jeune Afrique : « Le coup d’état de noël à Abidjan: le film des évènements« 

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Article : Côte d’Ivoire : Avant de penser aux « Etats généraux de la République », organisez d’abord les « Etats généraux de la refondation »
Editorial
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19 décembre 2013

Côte d’Ivoire : Avant de penser aux « Etats généraux de la République », organisez d’abord les « Etats généraux de la refondation »

Depuis quelques jours l’on parle d’un remède miracle sur les bords de la lagune Ebrié, celui-ci selon ses prometteurs est censé nous ramener à une Côte d’Ivoire réconciliée. En effet dans un document de 33 pages, le Front Populaire Ivoirien a dévoilé un projet baptisé  » Réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, Dialogue politique et États généraux de la République« . Ce document décrit selon l’ancien parti au pouvoir la situation actuelle du pays et défends l’organisation des Etats généraux de la République comme l’ultime solution. A priori cette démarche du FPI est salutaire, mais comment ne pas s’interroger sur la sincérité de ces personnes qui veulent balayer devant la porte de leurs voisins tandis que les ordures ont élu domicile dans leur chambre ?

C’est le 7 septembre 2013, lors de la passation de charge entre lui et son intérimaire Miaka OURETO, que Pascal Affi N’GUESSAN avait brandi cette idée. Pour  le Président du FPI, cette proposition de forum national inclusif faite au pouvoir Ivoirien est le seul moyen de ramener la réconciliation entre les Ivoiriens et la paix en Côte d’Ivoire après la crise post-électorale de 2011. A cette offre du FPI, le Président Alassane OUATTARA a déclaré ne pas percevoir l’intérêt de ce projet, si bien qu’il a invité le FPI à se mettre au travail : « Je voulais que les journaux les informe, qu’ils se mettent au travail. Ce serait plus utile que de vouloir faire des réunions. Les ivoiriens veulent leur amélioration du quotidien, des mesures, des infrastructures, la cohésion nationale, le rassemblement. Mettons nous tous au travail, plutôt que d’avoir des partis politiques qui vont se réunir pour bavarder et distraire tout le monde… Le FPI gagnerait à préparer les élections de 2015. ».  Voilà une réponse qui a le mérite d’être claire, sans faux-fuyants. En effet rares sont les observateurs de la scène politique Ivoirienne qui accorde du crédit à cette nouvelle trouvaille du FPI.

Avant toute chose il faut ramener le FPI à son bilan

Pour ma part, j’estime que le FPI se trompe sciemment ou inconsciemment de priorité. Avant de voler au secours du Président comme le prétend Affi N’GUESSAN, il aurait fallu voler d’abord au secours du FPI. Je suis de ceux qui réclament un bilan honnête des refondateurs du FPI qui ont porté Laurent Gbagbo, au pouvoir en octobre 2000. Quel est le résultat de leur gestion du pouvoir politique, économique et institutionnelle ? Que reste-il des dix années qu’ils ont passées à la tête de la Côte d’Ivoire ? Nous avons le droit d’exiger d’eux le bilan des actions qu’ils disent avoir mené pour le bien des ivoiriens. Des milliers d’Ivoiriens sont morts dans les pogroms et une chasse à l’homme dans lesquels des femmes furent violées, des hommes furent égorgés comme du bétail. D’autres furent brûler vifs sur le bûcher de la haine interethniques. Beaucoup d’ivoiriens ont perdu leurs biens, maisons plantations et autres. On ne peut pas passer tout cela par perte et profit dans une sorte de règle comptable sans aucune explication. Tous ces morts, toutes ces victimes nous interpellent pour que le Président de la République de l’époque et ses amis frondeurs, frontistes et refondateurs donnent des explications aux ivoiriens. Le FPI doit s’expliquer, et répondre à nos questions :

– L’une des grandes questions que je me pose aujourd’hui encore, est de savoir s’il était vraiment utile de rompre les équilibres fragiles de la nation pour promouvoir une identité nationale ivoirienne ou ivoiritaire? Quel sens donner au silence du FPI devant les tracasseries administratives dont étaient victimes des ivoiriens originaires du nord de la Côte d’Ivoire ?

– N’était-il pas plus simple de poser le problème de la nationalité et de le résoudre dans un dialogue national utile pour que les conditions d’attribution de la nationalité ne conduisent pas le pays à une guerre fratricide et inutile ?

– Les concours d’entrées à l’ENA, qui se vendent et s’achètent à la vue et au su de tous au point ou le Président GBAGBO, est allé lui-même sur les lieux pour dénoncer cette forfaiture. Ne pouvait-il pas diligenter une enquête et arrêter tous ces truands pour les livrer à la justice ?

– Les concours de l’école de police ou les 75% des candidats admis appartiennent curieusement au groupe ethnique bété est sous nos yeux pour étaler les turpitudes d’une refondation atteinte par cette maladie égoïste et ethnocentriste que nous avons reproché en son temps au PDCI-RDA.
– Pourquoi n’avoir pas renégocié en douceur les accords de coopération avec la France au lieu d’une attaque frontale avec un adversaire dont on connaît la capacité de nuisance ?

– Concernant les déchets toxiques. C’est quand même incroyable que ce soit en Côte d’ Ivoire qu’un bateau que personne ne voulait dans son port arrive à Abidjan pour y déverser son poison pour contaminer et tuer les ivoiriens dans un laisser faire total des autorités. C’est cela la refondation qui veut encore solliciter les suffrages des ivoiriens ? Soyons sérieux messieurs les refondateurs.

– Je trouve choquant le fait que jusqu’aujourd’hui, on ne sait pas encore avec exactitude qui est le propriétaire de la société Tommy, qui était le destinataire abidjanais des déchets toxiques. C’est quand même incroyable. Quel est donc ce pays bizarre où on peut aller déverser du poison et tuer gratuitement des familles entières dans une opacité totale?

Est-ce de la négligence, de la naïveté ou alors de l’inconscience ? Affi N’GUESSAN et Les refondateurs doivent chercher eux-mêmes les réponses qui conviennent pour expliquer cette situation paradoxale qui a terni une bonne partie de leur crédibilité politique auprès des populations.

Pensent-ils nous embarquer dans une autre aventure sans un début de réponse à tous ces questionnements ?

Que devient alors le dialogue direct ?

Il ne faut pas se tromper sur le compte du Front populaire ivoirien (FPI). Ce parti qui excelle dans le jeu du boulanger qui roule ses adversaires dans la farine ne changera pas. En effet, depuis la fin de la crise postélectorale, le parti à la rose ruse avec le processus de paix et de réconciliation nationale en volant de trouvailles et trouvailles. Invité, en effet, dans le Cadre permanent de dialogue, creuset d’échanges et de discussions entre le gouvernement et l’opposition pour trouver des solutions aux problèmes politiques, l’ancien parti au pouvoir a refusé la table de négociation. Raison évoquée : le FPI, selon son président intérimaire d’alors, Miaka OURETO est le «principal parti d’opposition» qui ne doit pas être traité au même titre que les « petits » partis. Le parti bleu a donc exigé et obtenu un dialogue direct avec le pouvoir. A côté des négociations du cadre permanent de dialogue où siègent 11 partis de l’opposition, le gouvernent a initié des pourparlers avec l’ex-parti au pouvoir. A la fin du mois de janvier 2013, les deux parties se sont retrouvées pour mettre en place des commissions qui ont planché sur les questions relatives à la sécurité, au jeu démocratique, à l’Etat de droit et à la réconciliation nationale. Alors que les choses avançaient bien, les négociateurs du FPI qui ne voulaient certainement pas qu’elles aboutissent ont appuyé sur le bouton de la mauvaise foi. Et le dialogue s’est noyé dans le fleuve des préalables des anciens dirigeants de la Côte d’Ivoire. En plus de réclamer une amnistie générale à l’effet de libérer tous les prisonniers de la crise postélectorale, le FPI a exigé la nomination d’un médiateur. Au quel cas, il claque la porte. Le dialogue direct comme espéraient les envoyés de la maison bleue a pris du plomb dans l’aile et a même été rompu. Pendant que pour le pouvoir il est question de remettre les discussions au gout de jour, Affi N’GUESSAN, qui a repris, après sa sortie de prison, le fauteuil de président du parti créé par l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, a remis tout en cause. Avant de sortir de son chapeau « les états généraux de la République ». Attendu donc le mardi 24 septembre à la primature pour la reprise du dialogue, il a brillé par son absence. Laissant la main à Dano DJEDJE de conduire la délégation du FPI. Dans cette veine, que fait-on de ce dialogue direct ? Les états généraux de la République doivent-ils se tenir sur ses cendres? «D’un côté, nous continuons le dialogue direct, pour régler les conséquences liées à la crise que nous avons connue de l’autre côté, nous proposons l’ouverture d’un débat national, les états généraux de la République pour débattre des problèmes beaucoup plus en profondeur », a tenté de répondre Dano DJEDJE. Une pirouette qui ne tient visiblement pas la route. Pourquoi vouloir autant de tribunes pour régler des problèmes déjà connus? Sommes-nous encore dans la diversion ? Les interrogations fusent devant l’idée et surtout les manœuvres du FPI et de son président. En tout cas, Il s’agit d’être sincère sur le chemin de la restauration de la paix en Côte d’Ivoire et non de tourner en rond avec une multitude de tribunes. (1)

L’instauration du dialogue direct entre FPI et le Gouvernement a été un long parcours, et j’ai été de ceux qui ont appuyé cette proposition du FPI, croyant en la sincérité des refondateurs. Mais hélas, le chien ne change jamais sa manière de s’asseoir, ce parti à procéder ainsi depuis sa création.

Pour finir, je rappellerai à nos frères du FPI, que la charité bien ordonnée doit commencer par soi-même. Il doit en être ainsi pour les Etats généraux. Avant de penser aux Etats généraux de la République, il urge d’organiser les Etats généraux de la refondation.

– Les refondateurs nous avaient promis d’organiser une vie de dignité chez nous. À travers l’organisation de notre propre activité de production pour bâtir une nation en notre faveur. Nous y avons crus et ils ne furent même pas capables de retirer les ordures ménagères de nos rues. Le district d’Abidjan et les mairies se disputaient comme des chiffonniers sur les compétences et le financement de la collecte des ordures qui pourrissaient sous nos yeux pendant des mois et des années.

– La refondation nous avait promis de faire en sorte que la richesse nationale, déjà insuffisante, produite par la majorité de la population, ne soit plus accaparée par une minorité, dont le niveau de vie insulte la pauvreté croissante du malheureux peuple ivoirien.

– Elle nous avait promis la fin du racket, du tripatouillage, de la magouille politico affairiste, les surfacturations, les attributions de contrats d’Etat sans appels d’offres. Et pourtant le contrat avec l’opérateur SAGEM, avait été attribué sans appel d’offre. Les refondateurs se sont coupés du peuple qui les a élu pour habiter le cite paradisiaque de l’île Boulay, ils ont fait étalage de résidences et de voitures luxueuses en peu de temps dans un pays où la majorité des citoyens ont de la peine à manger, n’était-ce pas une indécence qui frôle l’inconscience et trahit en même temps les idéaux de la refondation Gbagboïste qui nous promettait le paradis sur terre ?

– Nous avons voulu croire que l’université sous le régime de la refondation sera un lieu de socialisation, un lieu de liberté, de formation et de diffusion du savoir, un lieu de promotion de la recherche scientifique et technique elle fut malheureusement un stade d’affrontement, de conflits fratricides et autres combats sanglants à la machette où des bûchers d’inquisition y étaient élevés pour brûler ou tuer ceux qui avaient le malheur de penser autrement.

– Les refondateurs sur le terrain de la gestion des ressources agricoles et financière pouvaient éviter à notre pays le minable laxisme l’amateurisme indigne de la bande de copains dans la gestion de la filière Café, cacao. Cela reste et demeure pour nous tous une gabegie impardonnable.

Allons aux Etats généraux de la refondation, maintenant !!! . Le FPI y gagnera en premier, les ivoiriens seront soulagés, et la Côte d’Ivoire aura enfin la force pour tourner cette page sombre.

 Tawakkal

 Note:

(1):  Ce paragraphe intitulé « Que devient alors le dialogue direct? » est une contribution de M. Lacina OUATTARA dans les colonnes du quotidien « Le Patriote »

 

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L'auteur: tawakkal
De nationalité ivoirienne, je réponds au nom de Tawakkal DIAKITE. Je suis passionné de l'art du leadership. Plus d'infos dans la rubrique "A propos de moi" dans mon blog.

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